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Oui, mais...

Tout ça, c'est bien beau. Mais...

…cette forme d'habitat n'apporte aucun avantage financier, car les économies servent à payer les taxes d'exemptions.
-> Différentes localités ont adapté leurs règlements de construction. Elles ne perçoivent plus de taxes d'exemption si l'on renonce aux places de stationnement, comme c’est le cas dans le canton de Berne.

…les voitures sont simplement stationnées dans les environs du quartier.
-> Il s'agit là de mettre en place des règlements restrictifs et annexes au bail qui soient précis et permettent de trouver de bonnes solutions. Le dialogue avec les voisin-e-s est important dès le début.

…le consentement des habitant-e-s n'est pas certain.
-> Une planification participative peut faciliter le choix de l'emplacement et la mise en œuvre. Et il existe une forte demande pour l'habitat sans voiture ou avec peu de voitures.

…il est moins facile de louer ce type de logement.
-> Dans les grandes villes suisses, la moitié des ménages ne possèdent pas de voiture. L'habitat sans voiture est donc aujourd'hui habituel. De plus, un taux bas de propriété par étage et des modèles souples, avec des terrains à disposition pour d'éventuelles places de stationnement, permettent de répondre à ces peurs.

…les besoins des habitant-e-s changent avec le temps.
-> Les expériences montrent que non seulement il faut conclure des accords restrictifs avec les locataires, mais aussi bien choisir l'emplacement et proposer une offre importante de mobilités alternatives. On réduit ainsi le risque qu'après un certain temps, offre et demande ne correspondent plus.

…cela entraîne une ghettoïsation.
-> Des événements communs et une culture de communication ouverte peuvent favoriser les échanges entre habitant-e-s du quartier et des environs.

…il n'existe pas d'expérience sur le long terme avec ce type de projet.
-> Ce n'est pas exact. Des quartiers avec peu de voitures existent, à l'étranger, depuis les années 1990 : la Plateforme habitat à mobilité durable présente des exemples connus afin que les facteurs de succès puissent bénéficier à de nouveaux projets. De plus, de grandes parties des villes - notamment les quartiers anciens - sont déjà sans ou avec peu de voitures et montrent donc que ce modèle fonctionne.

…il y a des problèmes juridiques.
-> Les expériences des projets réalisés prouvent qu'il existe différentes solutions. Les changements actuels ou futurs des règlements de stationnement faciliteront le développement de ce type d'habitat. Il est important de communiquer de manière active et directe avec la commune concernée.